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Surfaces : une évaluation compliquée

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Alors que les apiculteurs dénoncent de nombreuses dérogations en 2011, les producteurs estiment que les épandages, de plus en plus contraints par le cadre législatif, vont décroissant. Evaluer les surfaces concernées par les épandages aériens semble difficile. A tel point que l’on peut s’interroger sur leur évolution au fil des textes réglementaires. « Il est sûr que le régime est plus strict, reconnaît l’Unaf, mais on est loin de l’interdiction ». Dans le Lot et Garonne, en 2011, l’Unaf avait recensé des dérogations accordées sur plus de 177 communes, mais dit ne pas avoir réussi à synthétiser les données sur tout le territoire français. Les dérogations sont rendues publiques, mais les données éparpillées sur les sites internet des préfectures.

Pas de chiffres officiels
Une synthèse que la Direction générale de l’alimentation a, elle aussi, du mal à effectuer. « Nous n’avons pas encore mis en place ce système de reporting, reconnaît le ministère de l’Agriculture. Mais cela viendra, car il est nécessaire d’avoir une vision centrale de cette évolution. » Il rappelle au passage le changement apporté par le Grenelle : entre 2004 et le Grenelle, les épandages aériens n’étaient soumis qu’à simple déclaration.
Quelques chiffres ont été avancés en 2010, avant la réglementation Grenelle : 0,3% de la SAU française aurait été traité « au moins une fois » par aéronef, en 2008-2009, selon un rapport (3) publié en février 2010 et 0,1% de la surface forestière et des espaces boisés. Il compte que la surface traitée par voie aérienne aurait également baissé de 30 % entre 2003 et 2008-2009, selon ce même rapport, avec l’installation du système de déclaration simple. L’évolution de ces chiffres depuis « l’interdiction sauf dérogation » reste difficile à quantifier.

(3) Le rapport « Interdiction des épandages aériens de produits phytopharmaceutiques sauf dérogations : situation actuelle – propositions de mise en œuvre » a été publié en février 2010 et élaboré par les conseils généraux de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER)