Qui cherche le plus à tirer la couverture à soi ? Après cette dernière semaine agitée autour des États généraux de l’alimentation, on commence à se poser la question. Est-ce la grande distribution, au travers de Serge Papin qui est à la tête de l’atelier 5 (des prix plus rémunérateurs pour les agriculteurs) ? Dans un premier temps, on se dit que la proposition phare de l’atelier – qui est de remettre en place le seuil de revente à perte – est une bonne chose afin de rectifier les excès de la LME. Mais à y regarder de plus près, les spécialistes disent que cette mesure, certes peut permettre d’apaiser « la guerre des prix », mais profiterait surtout à la grande distribution. Il faut absolument lui adjoindre d’autres mesures complémentaires.
Est-ce Michel-Edouard Leclerc ? Celui-ci fait, comme toujours, cavalier seul pour défendre « le pouvoir d’achat des Français » et explique à qui veut l’entendre que les agriculteurs sont en train de se faire avoir en écoutant les sirènes de la FCD et de l’Ania. Celui-ci est soutenu par les consommateurs au travers de l’UFC-Que choisir.
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Les agriculteurs présents dans cet atelier 5 ont le sentiment que leurs propositions, en particulier celle d’un contrat dont le prix serait indexé sur les coûts de production, sont quasi absentes du document final. Aurait-on oublié l’objet du premier chantier des EGA : « Redonner la main aux agriculteurs dans la construction du prix » ?
Est-ce Emmanuel Macron qui scénarise son entrée dans les EGA tel un messie ? Tout le monde est suspendu à ses lèvres d’ici le 11 octobre. Au point qu’une rumeur s’est propagée au Sommet de l’Élevage disant que le président avait renoncé à intervenir. En fait, il aurait juste renoncé à faire sa déclaration dans la Manche. Le suspense est à son comble.