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Sylvie Brunel, géographe et écrivain, et connue aussi pour avoir présidé l’ONG Action contre la faim au début des années 2000, vient de publier un nouveau livre: « Géographie amoureuse du monde », aux Éditions Jean-Claude Lattès. Dans cet ouvrage, elle affirme, à l’encontre des pessimistes, que le monde façonné par l’homme, notamment par les agriculteurs, est « beau, accueillant là où l’homme a imprimé sa marque ».
Elle réfute l’attitude qui consiste à considérer que l’homme porte l’entière responsabilité des désastres écologiques : « Jouer les prophètes de malheur est devenu une rente de situation ». Dans un chapitre de 40 pages, « pas de planète sans paysans », elle prend en compte le fossé qui s’est creusé entre la société et ceux qui la nourrissent : « À en croire certains médias, nous aurions du poison dans nos assiettes, les cancers se multiplieraient à cause des pesticides et de tous les produits chimiques déversés sans mesure ».
C’est l’occasion pour Sylvie Brunel de réaffirmer sa position anti-malthusienne déjà exposée dans son ouvrage Ceux qui vont mourir de faim (1997).
Pour que la faim disparaisse, il faut que soient réunies un ensemble de conditions, commençant toutes par la lettre « P » : la paix, la pluie, les prix, de bonnes politiques, souligne-t-elle.
Géographie amoureuse du monde, 280 pages, est disponible au prix de 19 euros.