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Le ministre grec a mis en garde, lors du Conseil agricole de l’UE, le 13 mai à Bruxelles, contre les conséquences potentielles très négatives, pour les tabaculteurs, de la proposition de la Commission européenne visant à réviser la directive communautaire sur le tabac. Soutenu par l’Espagne, la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, Chypre, l’Italie, la Bulgarie, la Roumanie et la Croatie (qui adhérera à l’Union le 1er juillet), Athanasios Tsaftaris a affirmé que les dispositions envisagées, en particulier l’interdiction de certaines catégories de produits du tabac et la standardisation des emballages, risquaient d’entraîner des pertes d’emplois dans la chaîne de production et d’accroître la fraude. La culture de la variété Burley est « cruciale » pour certaines régions éloignées de la Grèce, a-t-il insisté, soulignant que, au niveau de l’UE, quelque 50 000 personnes sont actives dans le secteur et que 214 000 tonnes de feuilles de tabac sont récoltées sur plus de 96 000 ha dans 11 États membres.
En réponse, la Commission européenne a remarqué que sa proposition ne discriminait aucun type de tabac et prévoyait des dispositions contre la fraude. Elle a aussi rappelé que le tabac provoquait annuellement quelque 700 000 décès dans l’UE.
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