L’Autorité de la concurrence a annoncé, par un communiqué le 27 août, avoir classé sans suite une enquête qui visait « le secteur de la production, de l’importation et de la distribution de produits du tabac ». Les entreprises étaient suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles. L’origine exacte de cette enquête n’est pas précisée. L’Autorité de la concurrence avait procédé, en janvier, à des « opérations de visite et saisie inopinées auprès d’entreprises suspectées », dont le nom n’est pas précisé. Après « examen des pièces », le dossier a été classé sans suite. Les quatre groupes qui étaient ciblés par les enquêteurs de l’Autorité de la concurrence sont des mastodontes du marché du tabac : BAT commercialise les marques Lucky Strike et Pall Mall, tandis que la Seita vend Gitanes et Gauloises, JTI des marques comme Camel ou Winston, et Philip Morris Marlboro ou Chesterfield. Logista France, fournisseur de la quasi-totalité des buralistes, était également visé. Dans un communiqué, BAT France, premier cigarettier à réagir, a dit "prendre bonne note" du classement sans suite de cette procédure, rappelant avoir "toujours veillé à respecter les règles de concurrence dans le cadre de ses activités". Dans une déclaration transmise à l’AFP, le président de JTI France, Yves Barbier, s’est quant à lui "félicité de la décision de l’Autorité de la concurrence qui confirme que nous opérons dans le respect des règles de droit en vigueur et qui montre une fois de plus que les allégations portées par les associations anti-tabac sont infondées". Quant à la Seita (filiale française de Imperial Tobacco, ndlr), elle a fait savoir à l’AFP que ses dirigeants prenaient "bonne note" de la décision et ne souhaitaient pas faire d’autre commentaire.
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