Le charcutier breton Tallec (Bannalec, 29), est en négociations exclusives avec Delpeyrat (Maïsadour) pour reprendre les activités traiteur destinées à la GMS de ce dernier. Une information de L'Usine nouvelle confirmée par un porte-parole de Delpeyrat. Sollicitée par Agra alimentation, la direction de Tallec n'avait pas donné de précisions sur ses projets à l'heure où nous bouclons.
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L'opération concerne la cession des usines d'Estillac et de Chinon (plats asiatiques). Le troisième site de production Delpeyrat traiteur de Thouars, spécialisé dans la restauration hors domicile et récemment restructuré, doit rester dans le giron du groupe. Delpeyrat, qui n'a jamais réussi à faire décoller son activité traiteur, faute notamment d'une marque forte, a en outre subi le contre-coup de la crise de la viande de cheval. Maïsadour, qui a présenté son désendettement comme une de ses priorités lors de son assemblée générale de décembre, a de toute évidence décidé de rationaliser son portefeuille, après une décennie d'acquisitions en série, menées sous la houlette de Thierry Blandinières, désormais directeur général d'InVivo. Et le choix a été fait de privilégier le redressement des activités saumon, récemment acquises, plutôt que le développement du traiteur. Les pertes de Delpeyrat traiteur dépassaient 3,5 millions d'euros sur 2013/2014, pour un chiffre d'affaires de près de 40 millions d'euros, selon L'Usine Nouvelle. Et le pôle gastronomie dans son ensemble (521 millions d'euros de chiffre d'affaires) était en perte, nous a indiqué Thierry Zurcher, directeur général du groupe, en décembre (voir Agra alimentation du 11 décembre 2014).