Abonné

Boissons Teisseire rejoint Fruité

- - 2 min

Fruité Entreprises et Teisseire ont finalisé leurs négociations le 25 novembre. Selon les termes de l’accord, le groupe de Philippe Meunier acquiert 71,84 % du capital de Teisseire France. Le nouvel ensemble pèsera 280 millions d’euros de chiffre d’affaires dans les boissons rafraîchissantes sans alcool.

Seul un communiqué très laconique est venu confirmer l’information Agra Industrie n° 88 du 25 novembre 2004. Les actionnaires majoritaires de Teisseire France –Eric Reynaud, Eric Benoist et Serge Petit – cèdent à Fruité Entreprises leurs participations (au total 71,84 %) dans le capital du numéro un des sirops. La transaction est conclue sur la base d’une valorisation pour 100 % du capital de Teisseire France de 90 millions d’euros, précise-t-on. L’opération est soumise au feu vert des autorités de la concurrence. Sitôt celui-ci obtenu, le repreneur entend déposer un projet d’offre publique d’achat simplifiée sur le reste du capital.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Un partenaire saoudien

L’opération permet à Fruité de constituer un pôle de 280 millions d’euros de chiffre d’affaires dans les boissons rafraîchissantes sans alcool sous marques (Fruité, Pressade, Teisseire) et sous MDD. « Cette acquisition s’inscrit dans la continuité du développement » de l’entreprise savoyarde, qui a procédé à plusieurs rachats déjà au cours des dernières années, dont Bric Fruit à Lactalis, Unisource à Teisseire et Savoie Yaourt.

Son président et son équipe de direction « garderont la majorité du capital du nouveau groupe et en assureront pleinement la direction », affirment-ils. A l’occasion du rachat de Teisseire, Fruité accueille, au côté de ses actionnaires actuels, le groupe saoudien Al Munajem, qui détiendra une participation minoritaire. Fondé en 1950, celui-ci s’est développé dans l’importation de produits alimentaires, fruits et légumes, viandes, épicerie, avant de se lancer, en 1986 dans la restauration, et six ans plus tard dans la transformation de viande. Il emploie plus 8 000 salariés. Al Munajem « partage…l’objectif de développement industriel et commercial à long terme du nouveau groupe… », affirme Fruité.