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Temps politique, temps de la recherche

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Si le gouvernement entend poser très prochainement un plan pour développer le biogaz, un certain nombre de questions demandent des éclaircissements. En témoigne le nombre important d’études et de projets. Pour en citer quelques-uns,
sur les digestats : Irstea (ex-Cemagref) mène actuellement (notamment avec Solagro et l’Inra de Grignon) un projet sur des analyses et essais pour caractériser les digestats, leur toxicité potentielle et leur intérêt agronomique. Ce « qui pourra alimenter la réflexion sur une possible évolution de la réglementation et du statut des digestats », note Patrick Dabert.
Le programme Casdar baptisé Valdipro, d’une durée de trois ans (2012-2014), animé par l’association Aile par Trame et par la Chambre d’agriculture de Bretagne, se penche sur les procédures administratives de mise en marché des digestats. Il abordera la question de l’homologation des digestats.
– sur l’azote : une mission est confiée aux Conseils généraux de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) sur l’autonomie en azote et la substitution de l’azote minéral par de l’azote organique. Ses conclusions sont attendues pour le mois de juin
– sur la rentabilité économique
L’Ademe a ouvert une étude sur la rentabilité économique de plusieurs dizaines d’unités en fonctionnement
Le club Biogaz a confié à Solagro et Erep une étude auprès de ses adhérents sur la rentabilité économique.
– sur l’évaluation du potentiel de méthanisation
L’Ademe a lancé une étude pour déterminer la méthodologie permettant d’évaluer le gisement disponible pour la méthanisation (confiée à Solagro et Indiggo) aux échelles nationale et plus locale.
Irstea développe aussi un outil pour cartographier la ressource disponible pour la méthanisation à l’échelle des territoires. Cet inventaire spécialisé des ressources peut être croisé avec des données comme les distances de collecte et permet de simuler spatialement les zones les plus pertinentes pour implanter des méthaniseur, à l’échelle locales.
– sur les très petites unités de méthanisations : l’Ademe a lancé un appel à projet sur les très petites unités de méthanisation (moins de 75 kWe) « car il y a une demande sur cette gamme de puissance », rapporte Julien Thual, de l’Ademe. « Alors qu’il y a quelques années, on les jugeaient non rentables ».

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