Philippe Pinta, le président des producteurs de blé (AGPB), a profité du colloque du GNIS pour faire une mise au point sur l’agitation des marchés agricoles internationaux. « Nous ne sommes pas dans une situation catastrophique. Il y a de la production. Le problème est plus complexe » explique-t-il, montrant du doigt l’action des fonds d’investissement, ou les fermetures de frontières. « Depuis 4 ans on a alerté sur la baisse des stocks » mondiaux rappele-t-il. Mais pour la France, pas de souci : « en blé, les stocks de fin d’année seront les mêmes que l’année dernière, et en maïs ils seront supérieur de 70 %. Il est temps de se calmer sur le sujet », selon lui. Marion Guillou, la présidente de l’INRA, a également commenté la situation. « Il y a un nouvel arrivant dans le monde agricole : la spéculation. C’est une des explications des hausses de prix ». Et de noter qu’au mois d’août, lors de la crise sub-primes, les prix du blé ont augmenté de 10 %.
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