Plusieurs milliers de salariés de l’industrie agroalimentaire en Belgique participent, depuis bientôt deux semaines, à des grèves à répétitions pour obtenir, dans certaines entreprises, des hausses salariales supérieures à 4,5%. Un chiffre qui ferait rêver bien des salariés français du secteur.
Une augmentation salariale de +4,5 %. C’est ce que propose la Fevia (Fédération de l’industrie agroalimentaire en Belgique) aux syndicats du royaume, dans le cadre des négociations d’un accord sectoriel 2005-2006. Niet, répond l’un des deux syndicats qui compte dans le plat pays, la FGTB. Il réclame la possibilité de négocier des hausses salariales supérieures dans certaines entreprises ce que refusent les négociateurs du patronat en quête d’une « garantie de paix sociale ».
Le climat se déteriore
Une nouvelle réunion entre les syndicats et le Fevia, le 21 mars, a échoué. Pire, le climat se détériore : la centrale « alimentation » de la FGTB va faire appel à des piquets extérieurs pour faire « monter la pression », dénonce l’organisation patronale. Depuis le 14 mars, des entreprises sont touchées par des mouvements de grèves. Coca-Cola, Kraft Food et Inbev sont sur la liste des sites visés. Au total plus de 5000 ouvriers auraient déjà été mobilisés.
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12 entreprises par jour
Depuis, la FGTB a mis en place un système de grève tournante : « Chaque jour, chaque section régionale (organise) des actions dans au moins une entreprise du secteur », expliquait en début de semaine dernière un responsable syndical. Quelque douze entreprises devraient être paralysées par le mouvement chaque jour, si la méthode fonctionne.