Un nombre « surprenant » d’Etats membres de l’UE, selon le ministre tchèque de l’Agriculture, Petr Gandalovi, a soutenu la proposition des Pays-Bas, lors du Conseil agricole du 23 mars, de maintenir une procédure communautaire pour l’autorisation des importations d’OGM, mais de permettre à chaque pays d’autoriser l’utilisation en plein champ des transgéniques uniquement s’il le souhaite.
Le rang des pays européens favorables à un assouplissement dans l’application de la législation communautaire sur la mise en culture des OGM s’étoffe. C’est ce qu’a constaté, le 23 mars, à Bruxelles, le Tchèque Petr Gandalovi, qui présidait la réunion mensuelle des ministres de l’agriculture de l’UE. Le ministre de l’agriculture tchèque a indiqué que la proposition des Pays-Bas de laisser davantage de « flexibilité » aux Etats membres pour la mise en culture des OGM avait été accueillie positivement par un nombre « surprenant » de délégations. L’Autriche, le Luxembourg, la Finlande, la Pologne, Chypre, la Roumanie, la France et la Hongrie ont, plus ou moins ouvertement, appuyé cette idée. L’Allemagne s’est montrée « sympathique » à l’égard de cette approche, de même que la Grèce. En revanche, l’Italie a mis en garde contre le risque de renationalisation des procédures d’autorisation de mise en culture. Et le Portugal, l’Espagne et l’Estonie s’y sont montrés hostiles, soulignant la nécessité de maintenir une approche fondée sur la science.
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Les « inquiétudes de la sociétés » insuffisamment prises en compte
Les Pays-Bas ont demandé instamment à la Commission européenne « d’adapter » la procédure communautaire de mise sur le marché des OGM. Celle-ci « ne prend pas suffisamment en compte les développements récents et les inquiétudes de la société et la dimension socio-économique de l’utilisation et de l’accès au marché des OGM », indique la note distribuée aux Etats membres. Il est donc proposé de ne rien changer aux règles d’autorisation et d’importation des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux contenant des OGM. En revanche, les Etats membres devraient, selon les Pays-Bas, avoir plus de latitude pour décider s’ils souhaitent ou non autoriser l’utilisation en plein champ d’un OGM.