Le groupe belge Ter Beke serait en passe d’acquérir Normandie Plats Cuisinés via sa filiale française de plats cuisinés Fresh Meals. L’opération ne sera pas effective avant la fin mai. Implantée à Falaise, dans le Calvados, NPC réalise environ 12 M EUR de chiffre d’affaires pour 6 500 tonnes de produits. Cette opération permettrait au groupe belge de renforcer sa présence en France et à NPC de se donner une dimension européenne.
A travers sa filiale de plats cuisinés Fresh Meals, le belge Ter Beke a signé avec Normandie Plats Cuisinés une lettre d’intention d’option d’achat sur la société française, leur laissant jusqu’à fin mai pour conclure un accord de reprise satisfaisant les deux parties. « Nous souhaitons trouver des éléments suffisamment moteurs et intéressants pour finaliser la fusion. Nous avons d’ores et déjà réglé quelques modalités », précise Laurent Manière, p.-d.g. de NPC. Située à Falaise, dans le Calvados, depuis avril 2006, NPC a réalisé 12 M EUR de chiffre d’affaires en 2006 pour 6 500 tonnes de pâtes et de lasagnes, dont 65 % destinés à la GMS principalement en MDD. Même si elle change de main, la société garde d’importants objectifs. NPC a investi l’année dernière 11 M EUR pour augmenter sa capacité de production à 15 000 tonnes. En 2007, l’entreprise vise une production de 10 000 tonnes pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 18 M EUR.
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Synergies géographiques
Dans le cas où cette fusion aurait lieu, Ter Beke pourrait développer sa présence en France. Réalisant au global 236 M EUR, le groupe belge est notamment actif dans l’Hexagone à travers sa filiale de plats cuisinés Fresh Meals, basée à Alby-sur-Chéran (ex-Agis), en Haute-Savoie, qui compte également trois autres usines en Belgique. Quant à NPC, commercialisant principalement des lasagnes, elle réalise 20 % de son chiffre d’affaires à l’export principalement en Espagne et au Portugal. « C’est un marché extrêmement important et en plein développement. Il pourra d’ici deux à trois ans atteindre le niveau du marché français soit 30 à 40 000 tonnes, un marché français d’ailleurs dynamique notamment en produits frais, alors que le surgelé a tendance à se stabiliser », souligne Laurent Manière.