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Charcuterie - Traiteur / stratégie Ter Beke à l’assaut de l’Hexagone

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Fort de ses bons résultats engrangés depuis quatre ans, le groupe belge Ter Beke affiche sa résolution : développer ses deux métiers, les plats préparés et la charcuterie prédécoupée, en France. Il affiche en 2004 un CA net de 206 millions d’euros, en augmentation de 8,5 % et un bénéfice net de 5 millions contre 4,2 en 2003.

Cap sur la France. C’est le mot d’ordre envoyé par le président de Ter Beke, Luc De Bruyckere, à ses équipes. « J e suis un homme prudent, explique-t-il calmement. Si je dis quelque chose, c’est pour le réaliser », ajoute le patron du groupe belge spécialiste des pâtes fraîches préparées et de la charcuterie découpée. Avec des compteurs économiques au vert (Voir encadré), Ter Beke va se focaliser sur « un point clef : le développement de la marque Come a Casa, sur le marché français », indique Luc De Bruyckere.

« Come à Casa »

De nouveaux référencements dans la grande distribution sont attendus cette année, soutenus par des « investissements dans la marque auprès des opérateurs ». Ce développement sera possible grâce à la modernisation de l’usine que possède le groupe en Haute-Savoie. L’investissement – 19 millions d’euros – sera opérationnel « en avril », annonce Luc De Bruyckere. L’unité de production flambant neuve « permettra de mieux maîtriser les DLC de nos produits en France et de renouveler notre assortiment », se félicite le dirigeant.

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Sara Lee : un « trop gros morceau »

Côté acquisition, Ter Beke veille. Sara Lee ? « C’est beaucoup trop gros pour nous », soupire Luc De Bruyckere qui déplore que l’américain « souhaite vendre l’entièreté du groupe, un trop gros morceau qui dépasse 1,1 milliard d’euros ». Il ne s’avoue pas vaincu pour autant, espérant que « pour une raison ou pour une autre », Sara Lee cède son activité « par appartement ». Il examinerait alors la possibilité d’utiliser sa « caisse de guerre » pour saisir les opportunités sur ses deux segments d’activité : la charcuterie prédécoupée et les plats cuisinés, en France, et aussi en Espagne mais « en respectant toujours nos priorités», souligne le président de Ter Beke.