« Il n’y a eu aucune négligence des autorités françaises » après la pollution fluviale causée par la rupture d’une digue d’une usine Tereos du Nord, a estimé jeudi 2 juillet le préfet du département, répondant aux accusations belges et renvoyant la responsabilité sur le groupe sucrier. « Il y a une entreprise qui, clairement, a des comptes à rendre à l’autorité administrative et à la justice », a lancé le préfet du Nord Michel Lalande, cité par l’AFP, lors d’une conférence de presse, reconnaissant toutefois des « angles morts » dans l’observation du terrain les jours suivants, en raison notamment de la crise sanitaire. Dans la nuit du 9 au 10 avril, à la suite de la rupture d’une digue qui retenait les eaux de lavage de betteraves d’une usine Tereos à Escaudoeuvres, quelque 100 000 m3 de liquide noirâtre - essentiellement des matières organiques - s’étaient déversés, notamment dans l’Escaut, qui traverse la France, la Belgique et les Pays-Bas. « Si la digue a cédé, c’est qu’elle doit sans doute être interrogée sur son entretien, les conditions d’exploitation », a poursuivi le préfet, assurant exercer un « contrôle régulier », et avoir depuis l’incident « imposé à Tereos une liste de prescriptions très complète ». « Une enquête judiciaire est en cours […] et s’il y a eu faute, il y aura sanction », a conclu le préfet.
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