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Sucre Tereos va proposer à des agriculteurs de se développer dans la betterave sucrière

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Le groupe coopératif Tereos se place déjà dans la perspective de l’après-quotas sucriers. Il va proposer à des agriculteurs, dans la région du sud parisien, de développer la production de betteraves sucrières. Objectif : participer au développement des marchés, notamment export.

Le groupe coopératif sucrier Tereos va proposer à des agriculteurs du sud parisien, autour de la sucrerie d’Artenay, de développer des surfaces de betteraves supplémentaires. L’objectif est de conforter cette sucrerie en augmentant la production traitée de manière notamment à allonger la durée annuelle d’exploitation, de 80 jours environ à près de 130 jours. Près de 300 agriculteurs, déjà planteurs ou non, pourraient être concernés pour une surface de 5 000 ha supplémentaires sur lesquels s’approvisionne l’usine. L’initiative a été formalisée le 5 septembre par Tereos. Les surfaces seront consacrées à trois types de productions, l’alcool, le sucre hors quota et le sucre sous quota, Tereos pouvant en attribuer dans le cadre du « coefficient d’achat » qui donne à toute sucrerie la possibilité d’attribuer une fraction de quota sucrier. L’exportation est le principal débouché visé.
 
Anticiper sur la réforme
Pour Tereos, il s’agit d’anticiper sur la réforme du régime sucrier et la fin des quotas (2017), tout en assurant la compétitivité de l’usine d’Artenay qui profitera d’un investissement important, en matière énergétique notamment. La fin des quotas devrait en effet libérer les capacités de développement de la production en rendant plus importante que jamais la recherche de compétitivité des usines, explique en substance Alexis Duval, président du directoire de Tereos, à Agra Alimentation. Selon lui, « notre dynamique est bonne. Nous investissons dans nos usines et mettons les bouchées doubles en matière de recherche, notamment avec le programme AKER ». Mais il souligne que la volatilité actuelle des marchés représentait l’un des plus grands risques du secteur. « C’est une variable dont il faut tenir compte plus que jamais, notamment à un moment où les pouvoirs publics se désengagent du secteur. C’est la raison pour laquelle nous devons accroître notre compétitivité, explique-t-il, et diversifier nos risques sur plusieurs métiers et matières premières. »
 
(Lire dans Agra Alimentation, dossier Evénement du n° du 12 septembre)

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