Alain Lebret, président de Terra Lacta, a signé le 26 juin à Paris, un protocole d'accord définitif actant le rapprochement avec le groupe fromager privé Bongrain. Une telle opération avait été approuvée la veille lors de son assemblée générale. Cela met un point final à un long processus de négociations avec les éleveurs adhérents de la coopérative de Surgères et des rebondissements. « Ce qui nous intéresse avant tout, c'est l'image de notre région, le beurre et le chèvre. La stratégie menée chez Bongrain permet à nos produits de trouver leur place », a estimé le président. Après avis des autorités de concurrence, le mouvement enclenché sera opérationnel dès le 1er octobre prochain. Concrètement, cette stratégie prévoit le regroupement de l'activité fromage de chèvre au sein d'une société commune (51 % Bongrain, 49 % Terra Lacta), « Fromagères Lescure », basée à Poitiers : elle comprendra les sites de Saint-Loup-sur-Thouet, Saint-Michel-en-l'Herm (Vendée) et Caussade (Tarn-et-Garonne), à laquelle s'ajoute la commercialisation de la marque Chavroux (Bongrain) et du Bougon, cédé à Poitou-Chèvres. Second volet de ce rapprochement, les activités beurre, crème caséine et poudre rejoindront la monumentale Compagnie laitière européenne (CLE), dans laquelle Terra Lacta entrera à hauteur de 5 %. Le site des Fayes, près de Limoges, reste provisoirement dans le giron de la coopérative mais des pourparlers sont engagés. L'activité lait UHT sera centralisée en Auvergne, filiale qui restera à 100 % Terra Lacta et fera l'objet de modernisation. Au terme de ce rapprochement, 237 postes sont appelés à disparaitre au sein du groupe coopératif sur les 1 300 salariés.
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