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Coopérative/Résultats Terrena donne la priorité aux produits élaborés en 2007

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Après une période difficile, le premier groupe coopératif français, Terrena, confirme son redressement, notamment sur sa filiale volailles, Gastronome. Fort d’un résultat net en hausse sensible en 2006 (25,3 millions d’euros), Terrena entend « se développer en interne et en externe » sur les produits élaborés et consacrer 53 M EUR pour ses investissements dans les outils de transformation agroalimentaire. Par ailleurs, 15 millions d’euros sont budgétés pour une opération de croissance externe, encore tenue secrète.

«Nous revenons à une situation normale avec une amélioration très nette de nos résultats » a souligné le 9 mai, le directeur général de Terrena, Gérard Baranger. En 2006, malgré un chiffre d’affaires en légère baisse de 1,2 %, à 3,1 milliards d’euros, « en raison de la grippe aviaire », le premier groupe coopératif français a vu son résultat d’exploitation augmenter de 1,2 million d’euros, à 16,6 millions d’euros. Le résultat net consolidé a progressé de 17,3 millions d’euros par rapport à 2005, atteignant 25,3 millions. La coopérative seule voit également son résultat net s’améliorer en 2006, à 17,6 millions d’euros (+1,9 %), malgré un chiffre d’affaires en retrait de 4,3 %, à 912 millions d’euros.

Gastronome sort « du tunnel »

Ces bons résultats s’expliquent en partie par l’assainissement de l’activité de Gastronome, la filière volailles du groupe. « Gastronome voit le bout du tunnel » estime Gérard Baranger. Malgré un exercice encore négatif en 2006 (-3,3 millions d’euros contre -23 millions en 2005), la filiale a réduit fortement ses pertes grâce à un important plan de restructuration. « Ce résultat aurait pu être meilleur si la grippe aviaire n’avait pas eu un impact négatif de 9 millions d’euros sur le premier semestre 2006 » indique le directeur général du groupe. Selon lui, Gastronome devrait atteindre l’équilibre au cours de 2007 et terminer l’exercice en positif.

Pour 2007, la priorité sera donnée au développement sur le secteur des produits élaborés « avec croissance interne et externe ». Terrena porte cette année son budget investissements à 95 millions (contre 74 millions d’euros en 2006), dont 53 millions pour la transformation agro-alimentaire.

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Croissance externe

Le groupe l’affirme ouvertement : « nous étudions la possibilité de réaliser des opérations de croissance externe dans les produits élaborés ». 15 millions d’euros ont même été budgétés pour cela. Mais ni le Président, Hubert Garaud, ni Gérard Baranger ne souhaitent en dire d’avantage pour l’instant sur une acquisition ou prise de participation à venir. En revanche, concernant Laïta, la filiale de commercialisation de produits laitiers, détenue avec Coopagri Bretagne et Even, Hubert Garaud exclue toujours tout développement de cette alliance dans l’immédiat.

Terrena entend poursuivre également son développement interne. Cela passe par « la construction d’unités de production modernes pour gagner en compétitivité » souligne le groupe. Terrena réalise la construction d’une unité de produits élaborés viande Soviba à Angers (mise en service en septembre 2007), pour un montant de 11 millions d’euros et la construction d’une unité fromagère à la laiterie du Val d’Ancenis (mise en service en 2008) pour 10 millions d’euros, permettant de doubler sa capacité de production. Dans la même logique, mais financés sur 2006, les moulins de l’Evre à Andrezé (49) viennent de voir le jour pour une mise en service ce mois-ci. Avec ces différentes opérations internes ou externes en cours, Terrena ambitionne de devenir « le leader national pour l’offre multi-viandes en marque distributeur », tout en conservant ses marques propres, Soviba et Douce-France.