Avec son concept d'agriculture écologiquement intensive, le groupe coopératif du grand Ouest veut marquer sa différence. Ses bons résultats lui donnent les moyens d'y investir et de s'attaquer à un autre front : l'international.
EN 2013, Terrena a réalisé un chiffre d'affaires de 4,7 milliards €, en hausse de 5% (4,4 % en périmètre constant) associé à un résultat net de 16,7 millions €, en progression de 53 %. La capacité d'autofinancement s'élève à 81,5 millions €, soit une augmentation de 30,7 % sur l'exercice précédent. En 2012, les résultats n'avaient pas été aussi remarquables (chiffres d'affaires en hausse de 2,6 % pour un résultat net en recul de près de la moitié). Le président Hubert Garaud, en place depuis bientôt 10 ans, affichait une grande satisfaction en présentant ces chiffres à la presse ce jeudi 10 avril. « Cela montre la solidité de notre modèle économique, souligne Hubert Garaud, et nous donne les moyens de conduire notre projet. » Depuis 2008, Terrena s'est lancé dans l'agriculture écologiquement intensive (AEI). « Nous arrivons au terme d'une première phase importante de notre projet, détaille le président. L'alignement stratégique autour de notre label Na-Nouvelle agriculture est réalisé. Le renouvellement de l'équipe de direction autour de Maxime Vandoni nous donne la possibilité d'accélérer et de traduire en résultat économique notre différence. » et d'ajouter : « Nous programmons d'atteindre en trois ans de façon récurrente et structurelle 50 millions € de résultat d'exploitation et 100 millions € de capacité d'autofinancement. »
Nouveaux débouchés à l'exportPour 2020, le groupe souhaite investir fortement dans l'innovation, consolider le modèle économiquement durable en volaille, précisément la dinde (13,5 % des volumes) qui plombe le résultat de la branche, et trouver de nouveaux débouchés par l'exportation, le point faible de Terrena (92 % des activités sont franco-françaises). Terrena se lance donc à l'exportation sous la direction de Maxime Vandoni rôdé aux activités commerciales et internationales suite à une structuration du groupe avec l'ancien directeur général Alain Guillemin. Terrena a déjà commencé cette nouvelle phase en signant en février 2014 un partenariat (51%) avec Valorex et Sofiprotéol dans le projet de fabrication d'aliments Ekoranda. Autre avancée stratégique dans le développement du groupe. Terrena crée un fonds d'investissement appelé Kassiop Invest, doté d'un montant de 25 millions €. En France, le groupe a passé un contrat de 3 ans avec Système U pour le porc Nouvelle Agriculture. Le rapprochement avec la coopérative Val Nantais donne la perspective d'un nouveau métier avec le maraîchage. Enfin, des négociations sont en cours – deux réunions sont prévues d'ici mercredi 16 avril – pour une participation minoritaire de Dawn Meat, spécialiste de la viande rouge de qualité en Irlande et Royaume-Uni, dans la filiale Elivia.
LE pôle Produits carnés (Gastronome, Elivia et Holvia Porc) a réalisé 1,802 milliard € de chiffre d'affaires. Le pôle végétal a généré 256 millions € de chiffre d'affaires, le pôle amont (dont les productions animales et grandes culture) 2,108 milliards. Le pôle Alliance soit Laïta (produits laitiers) et ALPm (lapin) correspondent à une activité de 498 millions €.