Abonné

Terrena à fond dans la Nouvelle Agriculture

- - 3 min

Après une année difficile dans de nombreuses filières, le groupe coopératif estime que son concept de produire plus avec moins lui permet de mieux surfer sur la conjoncture

« Nous avons bien résisté aux diverses crises de l’année 2015 », a souligné Hubert Garaud, président du groupe Terrena, en préambule de la traditionnelle conférence de presse donnée le 7 avril en amont de l’assemblée générale qui aura lieu le  26 mai. Le groupe a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d’affaires, en progression de 7,2 % sur l’exercice précédent en raison des diverses acquisitions (Cam 53, Rives de Loire, Anjou Maine Céréales) pour un résultat net de 31,3 millions. « Ces résultats nous confortent dans le développement de la Nouvelle Agriculture (NA), ajoute-t-il, dont l’un des objectifs est de rendre Terrena la plus résiliente possible aux aléas conjoncturels. La volatilité des matières premières et les perturbations commerciales nous ont coûté pas moins de 30 millions €. » Terrena affirme que les producteurs naisseurs engraisseurs de porcs, soit 16 % d’entre eux, qui ont opté pour ce concept de produire mieux avec moins, ont gagné 20 000 € supplémentaires, les producteurs de lapins 6 100 € et les éleveurs de volailles 3 000 €. Aujourd’hui 3 000 exploitants et quatre filières sont concernés par la NA : le porc, le lapin, la farine et la volaille. La filière bovine rejoindra le « club » en 2016, les légumes en 2017 et le vin en 2018. Hubert Garaud estime que beaucoup reste à faire pour diminuer les intrants et les antibiotiques et répondre aux attentes de la société.

Plan volaille

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Le groupe a insisté sur  la préparation de son plan volaille en lien avec le rachat de Doux. « Nous voulons construire un pôle cohérent, note Maxime Vandoni, directeur général. Nous avons suspendu pour l’instant les 80 millions € d’investissements décidés l’an passé afin de les englober dans notre plan futur. » Face aux crises de ces mois passés, le groupe affiche diverses initiatives comme la création d’une commission solidarité économique. Un soutien global de 10,2 millions € d’aides directes a été octroyé aux producteurs sans compter un soutien à la trésorerie (1,9 million €). Ainsi cela se traduit pour les laitiers par un prix payé jusqu’à 13 € de plus les 1 000 litres que le marché.