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Après Carrefour et Wal-Mart, c’est au tour de Tesco de jeter l’éponge après des années d’efforts pour pénétrer la distribution au Japon. Le leader de la distribution britannique décide de se retirer du marché japonais, huit ans après s’y être lancé, en mettant en vente sa filiale locale, afin de mieux se concentrer sur ses autres activités asiatiques au potentiel plus élevé.
Ayant passé en revue son portefeuille d’activités en Asie, le groupe britannique a choisi de se concentrer sur ses filiales de plus grande taille dans la région. Sa filiale au Japon, qui gère un réseau de 129 supérettes réparties dans l’agglomération de Tokyo, est en effet la plus petite des filiales étrangères de Tesco. Ses succursales japonaises opèrent sous les enseignes Tsurakame, Tesco et Tesco Express, dont plus de la moitié, assure-t-il, sont rentables. Le groupe britannique était entré sur le marché japonais en 2003, avec l’acquisition du groupe C2 Network, qui opérait sous la marque Tsurakame, pour 220 millions de dollars (soit environ 194 M EUR au cours de l’époque).
Grâce à cette cession, le groupe va pouvoir se focaliser sur ses autres activités asiatiques qui totalisent plus de 1 400 magasins. Il est en effet également actif en Chine, en Corée du Sud, en Malaisie et en Thaïlande et par ailleurs. Il doit faire face depuis 2007 à une audacieuse politique d’implantation aux Etats-Unis (avec l’enseigne « Fresh & Easy »).
Le départ de Tesco fait suite à celui de Carrefour, qui avait échangé en 2005 ses actifs au Japon contre les activités taïwanaises de Tesco. Le Japon reste un pays où il extrêmement difficile de gagner de l’argent, comme l’a également appris Wal-Mart, qui y est présent depuis 2002 sous l’enseigne Seiyu.
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