Filiale du groupe AGH (Alain Glon Holding), le fabricant de bouchées glacées japonaises Tiliz s’est installé sur un nouveau site dans le Centre-Bretagne afin de répondre à un marché en très forte croissance.
Petites bouchées nipponnes aux parfums sucrés débarquées depuis quelques années en Europe, les mochis ont le vent en poupe. Elles en détrôneraient presque les macarons. « Aux États-Unis, ils poussent des usines de mochis comme des champignons », commente Véronique Le Bourge, directrice d’AGH en charge du développement de Tiliz. « Le marché en Europe est en train d’exploser, notamment dans les pays du Nord que sont l’Allemagne, la Belgique mais aussi l’Autriche », indique-t-elle. « En France, le marché n’est pas encore mûr ». Si Tiliz est présent dans l’ensemble des chaînes de restaurants japonais en France, l’entreprise réalise plus de 50 % de son chiffre d’affaires à l’export.
Une capacité de 50 millions d’unités
Créée en 2017, Tiliz produisait jusqu’alors 3 à 4 millions de mochis par an depuis les ateliers d’ID Mer à Lorient, incubateur de start-up agroalimentaire. Racheté en mai dernier, le site des Ateliers du Goût à Crédin – dont les activités ont été rapatriées à Noyal-Pontivy – qui s’étend sur 3 300 m2 a été refait à neuf et entièrement automatisé afin d’être à même de produire jusqu’à 50 millions de mochis par an. Si la Région Bretagne apporte son concours à Tiliz par le biais d’une subvention de 56 000 €, le montant total de l’investissement prévu sur ce site reste secret. « Sur ce marché, nous devons aller très vite face à nos concurrents britanniques, allemands et espagnols. Notre principal concurrent, qui existe depuis dix ans en Grande-Bretagne, fabrique dix millions d’unités par an », complète la directrice.
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Du lait breton
Comment les mochis bretons peuvent-ils alors prendre leur part du gâteau ? « Nous nous sommes adaptés au goût européen. Certains parfums, dont celui au thé matcha, sont authentiques et non édulcorés et nous produisons notre propre glace au lait breton », précise Véronique Le Bourge. La glace artisanale, 100 % bretonne, et insérée dans une pâte de riz issue de la recette japonaise traditionnelle. Avec une quinzaine de parfums à la fois traditionnels et exotiques, Tiliz mise sur le haut de gamme pour conquérir de nouveaux marchés, en RHF et GMS. Produit de snacking, sain avec ses 35 grammes par bouchée et moins de 90 calories, les mochis Tiliz rentrent également en GMS avec un nouveau packaging ce mois de janvier. « Nous devions démarrer la GMS début 2020, mais la production a été stoppée pendant quatre mois en raison du premier confinement », explique-t-elle. Malgré cette perte sèche, Tiliz doit dépasser les 1,8 M€ de chiffre d’affaires en 2020. Pour 2021, de beaux contrats sont d’ores et déjà signés, notamment avec l’Allemagne. À Crédin, Tiliz emploie désormais quinze salariés ainsi que quinze intérimaires.