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Epicerie-Plats cuisinés/Résultats Tipiak confiant pour 2010

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En 2009, Tipiak a vu son chiffre d’affaires reculer de 5 %, à 154,6 millions d’euros. Dans le même temps, le groupe a stabilisé sa marge économique (10 %). La marge opérationnelle, à 5,7 %, affiche un léger recul (-0,7 point). Tipiak parvient malgré tout à stabiliser son résultat net à 4,7 millions d’euros. Le point sur la répartition de l’activité secteur par secteur.

Si Tipiak a vu l’ensemble de ses marchés reculer en 2009, le groupe affirme que la marque Tipiak et le réseau de distribution spécialisé pour les produits surgelés se sont maintenus, ce dont il se félicite. Avec un chiffre d’affaires en recul de 5 %, Tipiak a maintenu sa marge économique et limité le recul de sa marge opérationnelle (- 0,7 point, à 5,7 %). Une dégradation que le groupe explique par une dotation aux amortissements en hausse de 10 %.
Le secteur sec, qui représente 36 % des ventes, a reculé de 5,7 % en 2009. L’épicerie (79 % du sec) a davantage souffert, à - 6 %, que la panification (21 % du sec), qui recule de 4,3 %. Deux raisons à cela selon Tipiak. Le recul de l’épicerie est en partie lié à au réajustement des tarifs liés à la baisse de cours de certaines matières premières et les circuits GMS, export et RHD de la panification sont en croissance.
Le secteur froid (64 % des ventes) affiche un recul de 4,7 %. Les plats cuisinés surgelés (49 % du froid) ont diminué de 3,5 % malgré la croissance de la marque Tipiak en GMS et la bonne santé de l’activité dans les circuits spécialisés en surgelés. La partie traiteur-pâtissier, dont le chiffre d’affaires a décuplé en dix ans pour dépasser la moitié de l’activité du froid (51 %) affiche pour la première fois un recul, qui atteint – 5,8 %, malgré la progression de la GMS et de l’export.

Stabilisation en 2010
Quant à la rentabilité, le groupe se borne à indiquer qu’elle est « équilibrée en masse » et que celle de Tipiak est supérieure à celle des MDD, « plus tactiques que stratégiques ».
Concernant l’année 2010, Tipiak anticipe une « consolidation du chiffre d’affaires et du résultat », et exclut un nouveau recul. Sur le premier semestre 2010, la croissance du chiffre d’affaires atteint 3 % (6 % sur la marque Tipiak). Une performance à nuancer compte tenu de la base de comparaison dégradée que représente 2009, et du fait de l’influence du second semestre sur les résultats. 27 millions d’euros d’investissements sont programmés sur trois ans, dont 9 millions d’euros en 2010, après 6 millions d’euros en 2009.

Croissance externe : une politique opportuniste
Quant à d’éventuelles opérations de croissance externe, le groupe affiche une politique opportuniste. « Il faudrait un excédent brut d’exploitation d’au moins 10 % assuré. Nous ne voulons pas détériorer les marges de Tipiak. Il faudrait par ailleurs une vraie complémentarité, a indiqué Hubert Grouès. Nous avons la capacité de faire des acquisitions mais pas la volonté d’en faire à tout prix. » Une règle de conduite qui prévaut également à l’export. « La règle de conduite à l’export est de dégager les mêmes marges qu’en France. La baisse du chiffre d’affaires à l’export en 2009 s’explique par les taux de change et par une très forte compétition sur les produits vrac ».

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