Assurément, avec l’arrivée du nouveau président de l’Ania, le ton a changé. « Agacé » (le mot est faible, insiste-t-il) par le traitement réservé au sujet de l’obésité, y compris par l’Afssa, Jean-René Buisson ne mâche pas ses mots. Sans doute, l’industrie agroalimentaire a une part de responsabilité dans le phénomène, mais sa « diabolisation est injuste », proteste-t-il, d’autant qu’elle a beaucoup agi dans la formulation de ses produits. Réclamant qu’elle soit considérée comme un partenaire, et non simplement comme un payeur, il se dit saturé de la notion de tiroir-caisse, allusion faite au projet de taxe sur les messages publicitaires. Et comme pour mieux souligner sa bonne foi, l’Association signe les premières réalisations de ses neuf engagements en faveur de la prévention de l’obésité, auxquelles elle a consacré un budget de 200 000 euros en 2004. Le secrétaire d’Etat à l’Alimentation, Nicolas Forissier, était aussi attendu au tournant, qui avait promis de présenter au Sial les résultats des travaux engagés dans le cadre de son grand plan d’action. Rappelant à qui jugerait insuffisantes ces mesures, qu’il s’agit là d’une première étape seulement, il a proposé, la création de deux types de prêts pour les PME, d’un kit pour l’export et la promotion et d’une campagne de communication en faveur des métiers, à laquelle l’Ania et Coop de France sont invitées à participer, en mettant notamment la main…au tiroir-caisse. Pour un investissement prévu d’au moins 3 millions d’euros en trois ans, cela allait de soi.
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