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Tomate d’industrie : face au manque d’eau, l’intérêt de l’« irrigation déficitaire régulée »

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Dans une étude parue le 25 juillet, quatre chercheurs issus du Centre italien de recherche sur les cultures légumières et ornementales (Crea) et du département Agriculture de l’université de Basilicate (sud) ont exploré l’« irrigation déficitaire régulée » (IDR) pour la culture de tomates d’industrie. Il s’agit de réduire la quantité d’eau apportée aux plantes à certains stades de leur développement, notamment après que les fruits commencent à changer de couleur (stade de « perte de couleur »), qui signale le début de la maturation. Dans la vallée du Pô, des essais en plein champ ont été menés pendant la saison de croissance : soit en irrigation complète (les plants ont reçu 100 % de l’eau perdue par évapotranspiration), soit en méthode IDR (irrigation complète jusqu’à la maturation des fruits, puis 50 % de la quantité d’eau pendant le reste de la saison).

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Selon les résultats, la méthode IDR réduirait la consommation totale d’eau d’environ 25 % par rapport à l’irrigation complète, sans aucune perte de rendement. La taille, le nombre et le poids des fruits sont restés stables. Les images satellites ont montré que les plantes sont restées saines et vertes pendant la période d’arrosage réduit, ce qui signifierait une absence de stress lié à la baisse des niveaux d’eau. « Les tomates cultivées sous IDR présentaient des teneurs en solides solubles et en matière sèche plus élevées, deux indicateurs d’une meilleure qualité pour les produits transformés comme les concentrés et les sauces », soulignent les chercheurs. Les résultats suggèrent que la méthode serait efficace pour les producteurs italiens, souffrant d’un déficit en eau, mais également pour ceux sous des climats méditerranéens similaires.

Des économies de 25 % par rapport à l’irrigation complète