Le secteur italien de la tomate d’industrie présente un bilan 2023 contrasté, selon la dernière étude publiée en janvier par l’institut italien Ismea. D’un côté, la filière, qui est une des principales sources d’approvisionnement des IAA françaises, fait toujours preuve de dynamisme : les surfaces plantées ont progressé de 5 %, pour atteindre 68 500 hectares. Et cette progression des surfaces concerne aussi bien le bassin de production du centre-sud (+5 % en un an) que le bassin du nord de l’Italie (+5,1 %). En revanche, le rendement moyen (79 t par hectare) souligne une baisse de 6 % sur un an et de 4,6 % par rapport à la moyenne des trois dernières années. Pour l’Ismea, « des événements climatiques extrêmes et un climat défavorable en général » sont à l’origine de ce recul. Celui-ci est plus marqué au nord du pays (spécifiquement dans l’est de l’Émilie-Romagne) avec des rendements en baisse d’environ 7 %. Le bassin centre-sud, dont les rendements sont traditionnellement plus importants pour des raisons pédoclimatiques, a assuré 88,1 tonnes/hectare, ce qui reflète une baisse de 4 % par rapport à 2022.
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Du coup, la campagne de transformation 2023 s’est terminée avec une production globale d’environ 5,4 millions de tonnes, en baisse de 1,3 % par rapport à 2022. Face aux hausses des coûts de production aussi bien pour l’amont (engrais, énergie) que l’aval (matières premières agricoles, énergie, verre, acier, carton), « la dynamique de hausse des prix s’est accélérée à toutes les étapes de la chaîne d’approvisionnement, note l’institut italien. Elle a été transférée au secteur de la distribution et aux ventes en gros et au détail ». Le prix moyen des produits de tomates a bondi de 22 % en un an, en Italie.