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Tomate et eau : peu de marges de manœuvre sous serre

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Dans le cadre du projet Climatveg piloté par Vegepolys Valley et cofinancé par les Régions Pays de la Loire et Bretagne, Alain Guillou et Glynis Bentoumi, ingénieurs Expérimentations et Damien Penguilly, directeur au sein de la station expérimentale légumière et horticole du Caté se sont penchés, pendant quatre ans, sur l’impact d’une réduction significative de 30 % de l’apport en eau sur la culture de tomate en hors-sol et en pleine terre (performance agronomique, qualité sensorielle). Les chercheurs ont noté des récoltes de fruits plus petits et réduites en moyenne de 10 % pour le hors-sol et 2 % en sol pour la tomate de type grappe.

Par ailleurs, l’étude montre que le stress hydrique pèse positivement sur les mesures physico-chimiques indicatrices de la qualité sensorielle : degré Brix et acidité plus élevés, davantage de matière sèche. En revanche, les tests menés auprès de dégustateurs ont monté qu’ils ne distinguent pas les tomates moins arrosées de celles arrosées normalement : « Une valorisation du goût pour compenser la perte de production ne paraît pas envisageable », précisent les chercheurs.

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D’une manière générale, « les travaux réalisés démontrent que les pratiques actuelles d’irrigation sous serres sont déjà très performantes. En sol, les essais ont montré l’intérêt de réaliser un plein en eau hivernal pour une utilisation raisonnée de la ressource sur le printemps/été. » Des pistes d’amélioration seraient possibles en sol (sondes capacitives ou tensiométriques). Pour le hors-sol, les économies en eau devront passer par d’autres leviers que la stratégie d’arrosage : choix de variétés ayant une meilleure efficience hydrique, réflexion sur l’origine de l’eau.

Le stress hydrique ne rend pas les tomates meilleures