À l’occasion d’un échange de vues avec la Commission européenne sur l’accord UE-Maroc, des eurodéputés de la commission du Commerce international ont exprimé leurs inquiétudes concernant l’éjection du marché de producteurs européens de tomates (Espagne, Italie, France) en raison d’une concurrence déloyale (droit du travail, non-paiement des droits de douane, faux étiquetage) menée par leurs homologues marocains. En conséquence, ils appellent la Commission européenne à amender le contenu de l’accord en révisant à la fois le système des prix d’entrée et les quotas douaniers suite au Brexit, en élaborant une étude sur l’impact de l’augmentation des exportations de tomates marocaines vers l’UE ou encore en envoyant une mission urgente au Maroc de la Commission européenne et du Parlement pour vérifier sur site le respect de l’accord. Ils ont également demandé à l’exécutif européen de mieux surveiller les importations de tomates du Sahara occidental afin d’éviter la fraude à l’origine.
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De son côté, la Commission européenne a répondu qu’au vu de la situation (importation de 435 000 tonnes de tomates fraîches en 2020, soit une hausse de 5 % par rapport 2019 et absence de hausse significative sur les quatre premiers mois de l’année 2021), les conditions pour imposer des mesures de sauvegarde (qui existent dans cet accord) ne sont pas remplies. Par ailleurs, Bruxelles a également précisé qu’elle n’envisageait pas de modifier le système du prix d’entrée à l’heure actuelle. Et, d’autre part, « les quotas tarifaires sont respectés et qu’il n’y a pas une seule tomate au-delà. ». Pour la Commission il n’est donc pas question de « rouvrir des accords bilatéraux suite au Brexit, car cela ferait rouvrir toutes les négociations d’accords bilatéraux qui ont été négociés au fil des ans ».