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Toujours trois français dans le top 20 mondial des groupes coopératifs

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Bilan > En 2018, les coopératives agricoles françaises ont poursuivi leur mouvement de consolidation et mené des opérations de croissance externe, notamment à l’international pour conforter leurs positions. Le chiffre d’affaires global des entreprises coopératives et de leurs filiales est en légère baisse à 84,4 milliards d’euros, mais les trois principales coopératives françaises figurent toujours parmi les 20 premières au niveau mondial.

Même si les chiffres sont en baisse, 2018 a encore été une riche année sur le plan de la croissance externe pour les coopératives. Une évolution du périmètre des coopératives agricoles et alimentaires toujours guidée par la recherche de taille critique pour mieux aborder l’avenir sur des marchés tournés vers l’international et de plus en plus concurrentiels. Sur les onze premiers mois de l’année, Coop de France a comptabilisé 53 opérations, dont 28 pour les seuls mouvements entre coopératives, des chiffres inférieurs à ceux de 2017 où respectivement 80 et 31 opérations avaient été observées. Pour la première fois depuis cinq ans au moins, le solde entre le chiffre d’affaires acquis (382 millions d'euros) et le chiffre d’affaires cédé (1,96 milliard d'euros) est négatif de 1,58 milliard d’euros. Une situation essentiellement liée aux cessions de Doux au consortium formé par LDC, le saoudien Al Munajem, et les coopératives Terrena et Triskalia et de Neovia à l’américain ADM.

Parmi les opérations marquantes de 2018, on retiendra notamment la fusion de Tereos avec ses douze coopératives adhérentes en mars et la validation en juillet du projet d’union entre les groupes D’Aucy et Triskalia. On notera le dynamisme de Limagrain et de sa filiale Vilmorin, qui ont poursuivi leurs acquisitions en Europe et à l’international. La coopérative Agrial n’était pas en reste à l’international avec l’acquisition de Saladexpress au Québec, du cidrier Aston Manor au Royaume-Uni ou encore de Rotkäppchen Peter Jülich Group, le numéro un allemand du fromage de chèvre. 

Agrial gagne des places au palmarès

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Au 31 décembre 2017 (derniers chiffres connus), le chiffre d’affaires global des entreprises coopératives et de leurs filiales s’est tassé à 84,4 milliards d’euros (-1,74 %), sous le coup notamment du nouvel épisode de grippe aviaire. Un secteur qui constitue un acteur économique important principalement composé de TPE-PME (93 %), mais comptant aussi 149 ETI (contre 155 un an auparavant) et 13 grands groupes.

Dans le peloton de tête des principaux groupes coopératifs français, InVivo comme en 2016 est resté en tête en 2017 avec un chiffre d’affaires consolidé de 5,5 milliards d’euros, alors qu’Agrial (5,495 milliards d'euros) est passé devant Terrena (5,141 milliards d'euros). En revanche, dans le top 20 des groupes coopératifs européens, InVivo a cédé du terrain passant de la 5e à la 9e place, tout comme Terrena qui a cédé deux places à la 12e place. De son côté, Agrial arrive en 10e position (contre la 11e un an plus tôt). Du coup, les trois principaux groupes coopératifs français se retrouvent respectivement à la 17e, 18e et 20e place des principales coopératives mondiales. Un paysage mondial dominé comme l’année précédente sur la base des chiffres d’affaires 2017 par le japonais Zen-noh (51,07 milliards d'euros), l’américain CHS Inc (26,79 milliards d'euros) et l’allemand Bay Wa (16,05 milliards d'euros). Une troisième place mondiale qui devrait être occupée par le sud-coréen NACF mais dont le dernier chiffre d’affaires connu est celui de 2016 (15,24 milliards d'euros uniquement pour ses activités agricoles).