Toupargel, a publié ses comptes semestriels le 26 septembre qui font apparaître un résultat opérationnel négatif de 19,9 M€ (contre -7 M€ au 1er semestre 2018), pour un chiffre d’affaires en repli de 15,7 % à 106,5 M€. Une contre-performance qui s’explique notamment par "une érosion de 20 % de l’activité historique chez Toupargel SAS (la vente par téléphone de produits surgelés, ndlr)", comme le prévoit le plan de transformation du groupe, qui s’oriente progressivement vers la vente omnicanale.
En procédure de sauvegarde depuis février dernier, le spécialiste de la livraison de produits alimentaires à domicile a bénéficié en juillet d’une prolongation de six mois de sa période d’observation, par le tribunal de commerce de Lyon. Ces procédures qui concernent non seulement Toupargel Groupe, mais aussi la filiale Eismann "ouvrent un espace sécurisant", note le groupe dans son communiqué. Il précise qu’elles "permettent à l’ensemble des parties prenantes de s’accorder sur les efforts de financement à poursuivre pour garantir durablement son redressement". À noter que les actionnaires ont tenu leurs engagements d’apporter 7 M€ sur l’année 2019. Un premier versement a été effectué en juin 2019 et le complément a été versé le 26 septembre. Au 30 juin 2019, 86,79 % du capital de Toupargel étaient détenus par un actionnariat familial, proche de Roland Tchénio, le fondateur de l’entreprise.
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Le plan de réorganisation prévoit 265 suppressions de postes sur un total d’environ 2 600 salariés et la mise en œuvre d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Ce plan effectif à la fin de l’année, "permettra des économies de l’ordre de 7,3 millions d’euros en année pleine", souligne Toupargel. Le groupe a également annoncé à l’occasion de cette publication semestrielle que le cabinet Olivier Wyman, qu’il avait mandaté en avril dernier et qui avait validé son plan Oxygène, allait l’accompagner "sur le second semestre 2019 dans la mise en œuvre de la stratégie". Les pleins effets de ce plan doivent porter leurs fruits dès le début de l’année 2020 et devraient permettre des économies de l’ordre de 10 millions d’euros en année pleine", est-il encore indiqué.