Lancés il y a deux ans avec un peu de précipitation - quand ce n’était pas au forceps -, la douzaine de « pôles de compétitivité » intéressant de près ou de loin les industries alimentaires sont en train de recadrer leurs ambitions. Les promesses de soutien de l’Etat sont à ce prix. Et comme la manne n’est pas très assurée de ce côté-là, il faudra tabler sur les concours communautaires. C’est ce qu’a fort bien compris l’Ania, dotée maintenant d’une commission recherche animée par Yves Bayon de Noyer et dont l’action de lobbying se fait de plus en plus tous azimuts. Il faut être aux aguets et faire pression pour éviter tout relâchement des efforts engagés. Ainsi auprès de l’Association nationale de la recherche notamment, car il faudra bien donner une suite l’an prochain au programme sur l’alimentation (PNRA) avec des orientations thématiques et des moyens adaptés. La même assiduité s’impose auprès de la Commission européenne qui a créé des procédures, trop lourdes assurément, mais dont les guichets de financement ne peuvent être négligés. Les programmes « Food for life », la plateforme technologique européenne et son équivalent français qui reste à créer, le programme « TRUEfood », pour aider les PME à innover dans les produits traditionnels, et d’autres dispositifs aux sigles plus ésotériques encore appellent une attention soutenue. Ils obligent en tout cas à nouer des partenariats public-privé pour des projets collectifs multinationaux, ce qui n’est pas d’un maniement aisé, mais peut générer de précieux échanges de compétences entre cultures industrielles et alimentaires différentes. L’essentiel est en tout cas de permettre aux entreprises, si l’on sait bien cibler les besoins, de préserver leur faculté d’innover, d’anticiper les évolutions du marché et d’ainsi accroître leur compétitivité.
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