Une étude de l’Afssa, réalisée en partenariat avec l’Inra, démontre que le taux d’acides linoléiques conjugués (CLA) contenu dans les beurres français varie considérablement selon les saisons et les régions de production.
Dans le cadre du projet AQS 2000 lancé sous l’égide du ministère de la Recherche, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et l’Institut national de recherche agronomique (Inra) ont mené une étude visant à évaluer la composition en CLA des aliments les plus consommés par les Français. Le laboratoire de recherche sur la qualité des aliments et les procédés agroalimentaires de Maisons-Alfort a passé au crible 54 beurres fabriqués dans sept régions françaises, à différentes périodes de l’année.
Le beurre a confirmé son intérêt comme source de CLA, mais de fortes disparités ont été mises en évidence d’un produit à l’autre. Les beurres fabriqués à partir de laits d’été présentent les taux les plus intéressants : 0,80 g de CLA pour 100 g contre 0,58 g pour les beurres issus de laits de printemps et 0,45 g pour ceux issus de laits d’hiver. Il en va de même pour la concentration totale en acides gras poly-insaturés (ou AGPI), impliqués dans la prévention des maladies cardiovasculaires, les beurres d’hiver renfermant davantage d’acides gras saturés à chaînes moyennes que les autres.
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En outre, les beurres de Normandie et des régions de collines et de montagnes affichent des taux moyens annuels de CLA et des amplitudes de variations plus élevés que ceux des pays de plaine. Ces écarts sont liés aux différences de climat, d’herbage et de méthode d’élevage.