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BIOANALYSE/RÉSULTATS Tous les voyants au vert pour Eurofins

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Le spécialiste des tests en laboratoire dans l'univers alimentaire et pharmaceutique, essentiellement, a réalisé une très bonne année 2014. S'il ne compte pas modifier sa politique d'acquisitions dans le futur, le profil des sociétés reprises n'est plus tout à fait le même.

Numéro un mondial des analyses alimentaires, et parmi les leaders mondiaux de la bioanalyse (alimentaire, pharmacie et environnement), Eurofins a atteint ou dépassé tous ses objectifs en 2014. Son Ebitda ajusté s'est élevé à 260 millions d'euros (+19 % par rapport à 2013) pour un chiffre d'affaires en hausse de 15 % à 1,41 milliard (+6 % en organique), soit une marge de 18,5 % contre 17,9 % un an plus tôt. Son bénéfice net a progressé quant à lui de 10 %, à 128 millions.

Autant de points positifs qui confortent les objectifs des dirigeants à 2017, d'atteindre un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros et une marge d'Ebitda ajusté de 20 %. En attendant, pour l'exercice en cours, Eurofins prévoit un chiffre d'affaires de 1,6 milliard d'euros et « au moins 300 millions d'euros d'Ebitda ajusté », a précisé le directeur financier, Hugues Vaussy, lors de la présentation des comptes annuels le 2 mars. Une hypothèse qui inclut « une croissance interne de 5 % et 100 à 120 millions d'euros d'acquisitions par an en chiffre d'affaires », a-t-il souligné.

L'an dernier, le groupe a réalisé 17 acquisitions, représentant un chiffre d'affaires équivalent en année pleine à 165 millions d'euros. Une majorité se sont opérées sur le marché de l'analyse pharmaceutique, « un segment qui a tendance à se renforcer et qui représente maintenant 40 % environ de notre activité comme l'agroalimentaire », selon Hugues Vaussy.

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Eurofins s'est fait une spécialité depuis ses origines de racheter des laboratoires en perte de vitesse et de les redresser. Il compte bien poursuivre ses rachats sur le même rythme à l'avenir, même si le profil des entreprises acquises évolue au fil du temps. Ainsi, dans certains cas, les acquisitions peuvent même afficher des niveaux de rentabilité supérieurs à celle d'Eurofins, comme c'était le cas de l'américain ViraCor, la plus grosse acquisition de son histoire (255 millions de dollars) réalisée l'an dernier et qui affichait une marge d'Ebitda de 30 %. « L'investissement est plus conséquent, mais nous intégrons des sociétés bien gérées », résume ainsi Hugues Vaussy. De fait, la marge d'Ebitda des acquisitions était en moyenne de 17 % en 2014, contre moins de 10 % en moyenne en 2012. En 2014, la dette nette n'a augmenté que d'environ 100 millions d'euros « en ayant investi plus de 300 millions d'euros en acquisitions » a précisé le directeur financier. À 493,6 millions d'euros la dette nette représente 1,9 fois l'Ebitda ajusté (contre 1,76 fois en 2013), loin de la limite de 3,5 fois.

EUROFINS : DES TESTS TOUJOURS PLUS PRÉCIS

En réponse aux inquiétudes de l'industrie agroalimentaire sur les fraudes et risques allergènes dans le cumin et les mélanges d'épices, Eurofins adapte ses méthodes d'analyses. En plus de ses tests classiques, le leader mondial sur le marché de l'analyse des produits agroalimentaires informe dans un communiqué publié le 9 mars avoir mis au point des analyses par méthodes PCR (Réaction de polymérisation en chaîne). Cette méthode « permet de détecter l'ADN des coques d'arachide, aussi bien dans les épices que dans des produits finis les utilisant dans leur recette. Cette détection peut se faire à des seuils très bas (de 0,2 à 2% dans le cumin en poudre). Ces analyses « peuvent être réalisées dans des délais très courts (2 jours), et les capacités de production des laboratoires Eurofins permettent de répondre efficacement à tout accroissement des besoins », assure l'entreprise.