Point de salut sans exportations pour retrouver de la croissance ! Le débat n'est pas nouveau, l'export est une voie de développement indispensable pour les IAA ; or les entreprises françaises sont encore trop frileuses à l'international. Et pourtant le contexte est porteur. De fait, les experts d'Euler Hermes estiment que les exportations agroalimentaires françaises devraient croître de 2,3 milliards d'euros cette année 2015 (dont 1 milliard d'euros grâce à la baisse de l'euro face au dollar) et même de 2,7 milliards en 2016 pour atteindre 61,2 milliards.
Certes, l'agroalimentaire reste une valeur sûre pour le pays, puisque l'IAA est le deuxième excédent commercial français avec 9 milliards d'euros en 2014. Mais l'export concerne une poignée d'entreprises, essentiellement parmi les plus grosses et dans les vins et spiritueux. Selon les estimations du numéro un mondial de l'assurance crédit, le taux de chiffre d'affaires réalisé à l'export devrait être de 45 % en 2015 pour les entreprises pesant plus de 1,5 milliard d'euros, alors qu'il n'est que de 11 % en moyenne pour l'ensemble des IAA.
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Il est vrai que toutes ne disposent pas ni des mêmes opportunités, ni des mêmes contraintes. Il ne suffit pas de décider d'exporter pour y arriver. Les initiatives, encore timides, des PME pour aborder les marchés à l'exportation en commun, sont une bonne chose. Un autre élément sur lequel beaucoup d'experts s'accordent, revient à s'interroger sur le choix du positionnement des entreprises françaises hors de nos frontières. Ne faut-il pas en effet sortir du carcan de la haute gastronomie, une image qui fait recette auprès des étrangers, mais qui ne donne pas sa chance au plus grand nombre. Et de poser la question : n'y a-t-il pas de la place pour deux créneaux, les marchés de niches et le mass market ? Bonne question ! Mais encore faut-il que nos entreprises soient concurrentielles… et pour ça qu'elles rationnalisent et investissent dans leurs outils parfois obsolètes. Mais là c'est une autre histoire…