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Avis d’expert : Jean-Luc Romejon, consultant projets et Stratégie Seenovia « Tout le monde n’a pas le même ressenti du travail »

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Éleveurs en bio,

« À l’EARL Fromage de la Perrure, les conditions de travail sont bonnes et toute l’astreinte peut se faire à une personne. Les éleveurs subissent par contre la pression réglementaire. Et comme ils font appel à une entreprise pour les travaux des champs, il arrive qu’ils soient en retard sur ces travaux. De manière générale, quand le travail est compliqué à gérer, il est intéressant de se tester en termes de volume, organisation, charge mentale, relations entre les associés. En moyenne, un éleveur caprin travaille 3 440 heures par an, soit 9 à 10 heures par jour, quel que soit le nombre de chèvres. Quand on pense au travail, il faut s’interroger d’abord sur les attentes de chacun en termes de vacances, week-end, prélèvements privés, sur ce qui peut être délégué, sur les tâches que l’on peut partager… On peut ensuite réfléchir à l’organisation du travail, aux temps d’échange entre associés, au matériel, à l’aménagement et au rangement du bureau, au partage des tâches et des responsabilités, à la planification… On peut aussi réduire le temps de travail par la spécialisation, la modification du système (pâturage, périodes de mise bas…), la simplification (monotraite, durée de la période de mise bas) ou encore s’équiper, déléguer ou embaucher. »

Les chevrettes élevées sous la mère

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agriculture biologique
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Depuis deux ans, les chevrettes sont élevées sous la mère jusqu’à 14 kg. La première semaine, elles sont en permanence avec les chèvres. Puis, jusqu’à un mois, elles passent uniquement la nuit avec elles. Enfin, d’un mois à un mois et demi, elles vont deux fois 15 mn avec les chèvres au cornadis, avant la traite au début puis après la traite. « Selon les calculs d’autres éleveurs du Civam du Haut-Bocage, les chevrettes tètent en moyenne 61 litres sur 40 jours, indique Claire. Le coût d’alimentation d’une chevrette revient à 55 €, contre 75 € si elle est élevée à la poudre de lait bio. Pour l’instant, la croissance est améliorée. Il n’y a ni problème sanitaire, ni impact sur les cellules. Et les primipares s’intègrent plus facilement dans le troupeau. Je pense aussi que la tétée stimule la lactation. Enfin, cela représente beaucoup moins de travail. »