Abonné

Traité international sur les semences : la Confédération paysanne dénonce la nomination du Gnis pour représenter la France

- - 2 min

La Confédération paysanne s’étonne dans un communiqué du 2 février « que le gouvernement ait désigné le représentant du GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences » qui se tiendra en Indonésie du 14 au 18 mars prochain. Le syndicat demande au gouvernement de désigner un représentant des intérêts de l’ensemble de la population et non le représentant d’un lobby industriel. « Les industriels des semences ne supportent pas que les agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité, du “privilège du sélectionneur” d’utiliser les variétés disponibles sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d’échanger leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver », explique la Confédération paysanne. Pour le mouvement syndical, « la filière semencière industrielle ne peut pas et ne pourra jamais amortir la sélection et la multiplication de petits lots de semences adaptés à chaque terroir, seuls les paysans peuvent faire ce travail par multiplications successives dans leurs champs ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

La Réunion
Suivi
Suivre