« Cela fait plus d’un an que l’industrie alimentaire s’est enfin réveillée face aux menaces et aux opportunités offertes par la nouvelle classe de médicaments anti-obésité tels qu’Ozempic, Wegovy et Zepbound », résume Nicholas Fereday, analyste à Rabobank, dans une note publiée en décembre ; 10 à 12 % des Américains en consommeraient, selon certaines estimations, dans un pays où l’obésité adulte atteint 40 %. Des médicaments qui selon N. Fereday pourraient devenir « un élément permanent du paysage alimentaire ». Leur impact sur la consommation reste mal connu, bien que des données existent. Par exemple, une étude de PwC publiée en octobre 2024 estime qu’en moyenne les utilisateurs de médicaments GLP-1 [analogues de l’hormone de satiété GLP-1] « ont dépensé environ 11 % de moins pour la plupart des catégories d’aliments », en particulier « les en-cas sucrés et salés et les produits de boulangerie ». De plus, les entreprises avec une « clientèle très concentrée » (un relativement petit groupe de gros consommateurs) sont « plus susceptibles d’être affectées par les changements de comportement liés aux GLP-1 ». Pour rappel, en 2023, le distributeur américain Walmart avait fait du bruit en révélant que ses clients achetant des « coupe-faim » (qu’il vend également) consommaient moins.
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