A l’occasion de la Journée du traiteur frais, organisée le 14 juin, la profession a dévoilé ses nouveaux objectifs. Se basant sur l’étude Nielsen Assortman, elle considère qu’un gain similaire à celui enregistré entre 2012 et 2016 est possible, à condition que les distributeurs mettent en avant les produits.
C’est un marché aujourd’hui conséquent avec 7,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires à fin mai 2017 selon Nielsen (cumul annuel mobile), mais surtout qui connaît une santé insolente. Alors que les ventes de produits de grande consommation des rayons frais en libre-service pris dans leur globalité stagnent, le chiffre d’affaires des produits du traiteur frais (libre-service, traiteur de la mer et frais emballé) enregistre une progression de +5,7 % sur la même période.
Une telle progression est-elle destinée à durer sur le long terme ? À cette question, le syndicat professionnel ETF (Les Entreprises du traiteur frais) a tenté de répondre en mettant à jour son baromètre traiteur via deux études réalisées par les instituts Nielsen et IRI, dévoilées à l’occasion de la Journée du traiteur frais le 14 juin à Paris. « La mise à jour de cette étude en 2017 annonce un nouveau gain potentiel de chiffre d’affaires impressionnant de près de 750 millions d’euros », explique ETF. Or, « il y a quatre ans, l’étude Nielsen Assortman prédisait un gain de 800 millions d’euros pour le rayon traiteur frais ». Une performance qui s’est effectivement réalisée. Et de détailler comment cette manne pourrait se répartir à l’avenir : 201 millions dans les hypermarchés, 332 millions dans les supermarchés, 203 millions dans les magasins de proximité et 8 millions dans les drive.
Les distributeurs doivent jouer le jeu
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Toutefois, rien ne sera possible sans l’appui des distributeurs, à qui ETF lance un appel. « Si les rayons des produits traiteurs frais restent le premier univers de destination d’un magasin, ils souffrent d’un véritable paradoxe car ils sont les grands oubliés des distributeurs. Un paradoxe à résoudre rapidement », prévient ETF.
Les grandes surfaces doivent davantage jouer le jeu et mettre en avant les produits. Pour y arriver, le syndicat a identifié 8 leviers de croissance du rayon : favoriser la diversité, valoriser les innovations, réduire les ruptures en rayon, accélérer le temps de parcours, proposer un pôle apéritif, etc. Ainsi, 30 % des consommateurs sont prêts à payer plus pour découvrir des nouveautés en magasins, soit en moyenne +7,6 % pour l’achat d’un produit innovant. L’aménagement des magasins doit se poursuivre afin de mieux présenter les produits du traiteur frais et augmenter les ventes. « Les pôles spécifiques (coupe, snacking, apéritif frais) jouent un rôle de plus en plus important dans le choix du magasin pour les acheteurs de produits traiteur frais », souligne-t-on ainsi chez ETF. Et les distributeurs auraient tout à y gagner. Les produits du rayon traiteur frais jouent « un rôle déterminant » dans la fréquentation des points de vente. D’après le dernier baromètre traiteur d’IRI, cet univers est déclencheur de la venue en magasin de 55 % des acheteurs.