Les fermiers et métayers de la FNSEA (SNFM) plancheront sur la question de la transmission des exploitations en fermage, à l’occasion de leur congrès national, qui se tiendra les 27 et 28 janvier à Vesoul.
Convaincus du caractère essentiel de l’enjeu de l’installation des jeunes, les fermiers préconisent de « favoriser la transmission par une démarche anticipée ». Il s’agirait de faire du bailleur un véritable « partenaire » et d’assurer une transmission réussie à travers une relation « bailleur-cédant-repreneur » constructive. Le fermier présenterait à son (ses) propriétaire(s), le successeur potentiel, afin que celui-ci puisse défendre son projet et que les parties concluent une promesse de bail. La difficulté réside cependant dans le fait qu’« avant, un propriétaire avait plusieurs fermiers, aujourd’hui, c’est le fermier qui a plusieurs propriétaires ! », explique Patrice Chaillou, secrétaire général de la SNFM. Il faut alors trouver des solutions pour que le successeur puisse reprendre l’exploitation dans sa globalité, malgré la multitude de propriétaires. La SNFM estime par ailleurs nécessaire qu’un nouveau bail, de 18 ans, démarre lors de l’installation du jeune agriculteur, afin de donner à ce dernier une vision à long terme favorable à l’investissement.
Mais avant même de penser transmission, il faut donner un nouvel élan au fermage, car c’est un fait, estime la SNFM, les propriétaires sont de plus en plus réticents à louer leurs terres.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Certains préfèrent garder le statut d’agriculteur pour bénéficier des aides, mais s’orientent vers le travail à façon, sans même s’occuper de la gestion de l’exploitation. La SNFM s’interroge sur la pertinence de laisser ces propriétaires dans le registre des agriculteurs. D’autres propriétaires vendent leurs terres pour satisfaire un besoin en liquidités. Si les fermiers approuvent leur droit de préemption, ils ne veulent cependant pas « devenir propriétaires par contrainte ».
Les fermiers et métayers auront fort à faire lors de leur congrès, car si la réforme du statut du fermage leur semble inéluctable, « il faudra bousculer les habitudes des fermiers » qui bénéficiaient, depuis 70 ans, admet Patrice Chaillou, d’un régime « très confortable ».
« Favoriser la transmission par une démarche anticipée »