Nestlé se serait sans doute bien passé des fuites dans le Financial Times sur la présentation de ses produits, réservée à certains de ses cadres. Une présentation dans laquelle le géant suisse reconnaît que plus de 60 % de ses grands produits de consommation et boissons (hors la nutrition infantile, les produits pour animaux de compagnie, le café et la nutrition médicale) ne répondent pas à « la définition de santé ». Et pire encore, « certaines de nos catégories ne seront jamais saines », quelle que soit la façon dont le groupe les reformule, rapporte le quotidien britannique.
Toutes proportions gardées, la partie du portefeuille de Nestlé affichant de mauvais scores nutritionnels ne représenterait que 28 % du chiffre d’affaires du groupe estimé pour 2021, selon les calculs d’un analyste chez Kepler Cheuvreux. Ça n’est donc pas la complète révolution chez Nestlé. Pour autant, cette fuite a permis au groupe de confirmer qu’il travaillait sur un projet stratégique en termes de nutrition et santé. Il pourrait également poursuivre ses cessions, comme celle entamée dans la confiserie avec la vente de ses activités aux États-Unis à Ferrero en 2018.
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Cette fuite a également le mérite de la transparence. Même si le groupe, et il n’est pas le seul, se revendique comme l’artisan des produits « bon pour la santé », difficile de coller à 100 % à ces principes avec une présence sur des familles de produits utilisant du gras, du sucre, du sel, et toutes sortes d’additifs, conservateurs, colorants et autres réjouissances. Au moins maintenant, les choses sont clairement dites et reconnues.
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