« Il y a encore beaucoup de travail à mener, avant de finaliser une position des États membres sur la proposition de législation concernant le transport des animaux d’élevage », a admis le ministre belge de l’Agriculture, David Clarinval, le 24 juin à l’occasion de sa dernière réunion à la présidence du Conseil Agriculture. À ce stade, les 26 premiers articles du texte ont été examinés et une première réunion d’experts se tiendra sous présidence hongroise début juillet pour poursuivre le travail. Mais les ministres de l’UE restent assez divisés sur ce dossier. Beaucoup ont de nouveau critiqué la proposition de la Commission européenne qui vise à limiter le temps de transport des animaux et à imposer des règles concernant l’espace dont ils disposent, l’accès à de l’eau et de la nourriture ou les températures maximales auxquelles ils peuvent être exposés.
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Les uns déplorent le poids administratif jugé démesuré, les autres l’impact potentiel sur la compétitivité du secteur de l’élevage. La France a dit redouter une concurrence déloyale entre opérateurs de l’UE et de pays tiers. La République tchèque et la Bulgarie ont réclamé une période de transition qui soit la plus longue possible. Plusieurs, toutefois, estiment au contraire qu’il faut avancer rapidement sur ce dossier. Le ministre luxembourgeois a même jugé que la proposition manquait d’ambition s’agissant des trajets de longue distance vers des pays tiers. Un avis partagé par ses homologues allemand et danois. S’ils restent divisés sur cette question du transport, les ambassadeurs des Vingt-Sept se sont par contre accordés le 25 juin sur un autre volet de la réglementation relative au bien-être animal : les règles concernant les conditions d’élevage et la traçabilité des chiens et chats vendus par des professionnels