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Transport d’animaux : la Roumanie est loin de respecter la réglementation européenne

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En matière de bien-être des animaux durant leur transport par bateau vers des pays tiers, la Roumanie ne répond pas aux exigences de l’UE. C’est ce que révèle un récent rapport des services vétérinaires de la Commission européenne publié le 24 avril. Au terme d’une mission d’audit menée du 30 septembre au 2 octobre, l’office alimentaire et vétérinaire conclut dans son rapport que « l’autorité centrale compétente n’a pas fourni suffisamment d’informations, d’instructions ou d’accès à un personnel dûment qualifié afin d’aider les vétérinaires officiels à vérifier les exigences techniques, telles que les changements d’air par heure sur chaque pont d’un navire de transport de bétail, et les équipements utilisés pour les systèmes d’abreuvement et de drainage, y compris les équipements de remplacement ». Et de poursuivre en constatant « un manque général de registres dans le système de contrôle visant à garantir le bien-être des animaux pendant leur transport par mer vers des pays tiers. Ainsi, l’absence de procédures documentées, de registres et d’aide aux vétérinaires officiels pour le contrôle des navires ne permet guère de garantir l’efficacité de la plupart des contrôles effectués ». En conséquence, les services vétérinaires en déduisent au regard de ces diverses lacunes, qu’« il est fort possible que des problèmes de bien-être animal surviennent pendant le transport maritime à bord de ces navires ».

Bruxelles, qui a fait de la protection et le bien-être des animaux une de ses priorités pour les années à venir, invite donc la Roumanie à fournir, dans les 25 jours ouvrables suivant la réception du rapport, un plan d’action dans lequel l’autorité compétente s’engage à la fois à fournir des informations et des instructions suffisantes au personnel, à prendre des mesures pour garantir qu’elle a accès à un personnel dûment qualifié et enfin à prendre des mesures pour garantir que les rapports des contrôles officiels effectués dans le port sont établis et leurs résultats dûment enregistrés. Au mois de novembre 2019, le naufrage d’un bateau transportant quelque 15 000 moutons dont à peine 200 avaient pu être sauvés avait mis en lumière les conditions déplorables dans lesquels sont transportés les animaux dans ce pays qui est l’un des principaux fournisseurs de moutons (envoyés vivants) vers les pays arabes (1).

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(1) Voir n° 3719 du 02/12/2019