Le marché du transport maritime des matières premières, plombé depuis plusieurs années par un excès de navires, commence lentement à sortir la tête de l’eau et pourrait s’améliorer réellement à partir de l’année prochaine, prévoient les experts et les courtiers maritimes. Un paramètre capable de rebattre les cartes en termes de compétitivité des pays exportateurs. L’indice phare du marché, le Baltic Dry Index (BDI), qui offre une estimation moyenne des tarifs pratiqués sur 20 routes de transport en vrac de matières sèches (céréales, minerais, etc.), s’est apprécié de 68 % au cours du premier semestre de cette année, marquant le 1er juillet un plus haut depuis un an et demi à 1 179 points. « Jusqu’ici, 2013 a encore été une année difficile pour les frets secs, avec des tarifs sacrifiés et des actifs au plus bas, mais il y a des signes que la reprise pourrait bien être proche », estiment les analystes du courtier maritime italien Banchero Costa. « Nous voyons maintenant le bout du tunnel », poursuivent-ils. « L’arrivée de nouveaux navires devrait ralentir considérablement durant les prochaines années », pronostique Thomas Pugh, économiste spécialiste des matières premières au cabinet Capital Economics. Autre facteur qui encourage le secteur à espérer : la perspective d’un accroissement de la demande, dans un contexte d’amélioration graduelle de l’économie mondiale. Mais le redressement du marché sera « graduel », prévient-il, notamment parce que la croissance chinoise pourrait être décevante cette année. « Le BDI ne reviendra probablement pas au dessus du palier des 2 000 points avant 2014, mais même ce niveau sera historiquement bas », rappelle le spécialiste.
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