La ministre allemande de l’Agriculture, Julia Klöckner, qui préside jusqu’à la fin de l’année le Conseil agricole, a plaidé, le 29 octobre devant des eurodéputés membres de la commission d’enquête du Parlement européen sur la protection des animaux pendant le transport, en faveur d’une révision du règlement de 2005 sur ce dossier (1). Elle estime qu’« il faut réduire les transports de longue durée des animaux ».
Julia Klöckner a notamment cité des exemples des dispositions du texte en vigueur actuellement qui prêtent, selon elle, à confusion : la liberté pour les animaux de pouvoir bouger la tête, les durées de transport, l’approvisionnement des animaux en alimentation et en eau. « Il y a des choses qui manquent cruellement » dans ce texte, a-t-elle souligné. Et d’ajouter qu’en outre, des pays de l’UE respectent les règles, tandis que d’autres « sont plus laxistes ». Elle a aussi évoqué le problème du transport d’animaux vivants vers les pays tiers, en soulignant qu’il fallait interdire le transport si ces pays ne respectent pas les règles en matière de bien-être ou lorsqu’il fait trop chaud. Il faut transporter moins d’animaux et mettre l’accent sur le transport de viandes, a défendu Julia Klöckner. L’UE doit être exemplaire en matière de protection des animaux, a-t-elle conclu. Globalement sur ce dossier, il faut être beaucoup plus strict, a-t-elle indiqué.
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L’Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark ont déjà demandé à plusieurs reprises à la Commission européenne de revoir la situation du transport des animaux d’élevage au sein de l’UE. La ministre allemande plaide également pour la mise en place d’un dispositif d'étiquetage certifiant le respect du bien-être des animaux. Cependant, les États membres sont encore divisés sur le caractère volontaire ou obligatoire d’un tel système. Le sujet devrait être à l’ordre du jour du Conseil Agriculture du 15 décembre.
(1) Voir n° 3763 du 26/10/2020