Après avoir rencontré ses homologues d’Autriche, de République tchèque et de Slovaquie, Emmanuel Macron a rencontré le président roumain Klaus Iohannis le 24 août. La révision de la directive travailleurs détachés fait partie des discussions. Le chef d’État français souhaite, entre autres, diminuer la durée maximale de détachement à douze mois et « renforcer les contraintes pour permettre d’avoir "à travail égal, rémunération égale" », a-t-il rappelé en conférence de presse à Bucarest. Cette tentative de rallier le plus grand nombre possible d’États membres n’aboutira pas nécessairement à une révision de la directive portée par la France. L’eurodéputée Élisabeth Morin-Chartier (LR-PPE), eurodéputée et rapporteur de la révision de la directive travailleurs détachés à la commission travail du Parlement européen explique à Agra Presse que « le calendrier est serré ». Le Parlement UE doit voter en commission, puis en plénière une révision de la directive travailleurs détachés. « Pour l’heure, la majorité parlementaire se porterait plutôt sur une durée de 24 mois, pas 12 mois comme le propose Emmanuel Macron », développe-t-elle. En outre, le Conseil (États membres) doit aussi trouver un accord « au plus tard en octobre » estime-t-elle car, ensuite, il s’agit de trouver un accord entre le Conseil, le Parlement et la Commission avant le changement de présidence. « Pour l’heure, nous sommes sous présidence estonienne favorable à la révision. À partir du 1er janvier 2018, c’est au tour de la Bulgarie qui est plutôt opposée à cette révision », affirme-t-elle.
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