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Pétition Treize ONG veulent sensibiliser le grand public à une Pac plus écologique

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À quelques jours de l’ouverture du Salon international de l’agriculture, la fédération Nicolat Hulot a lancé une campagne baptisée « I field good » pour que la réforme de la Pac ne reste pas un débat entre « initiés », et pour que les citoyens s’en saisissent.
C’est à trois jours de l’ouverture du Salon international de l’agriculture à Paris, que la Fondation Nicolas Hulot a présenté, le 20 février, sa campagne « I field good : pour une agriculture et une alimentation d’avenir », en français « J’me champs bien », menée en partenariat avec 12 réseaux associatifs du monde agricole, du développement rural et de l’environnement(1). Une campagne qui vise à « informer et sensibiliser » les citoyens sur l’agriculture et la réforme de la Politique agricole commune, et à leur proposer, via une pétition, de « faire pression » pour que remontent à Bruxelles des revendications sur cette réforme. Car la révision de la Pac « concerne tous les citoyens », soulignent les instigateurs de la pétition. Ils proposent donc aux signataires de défendre quatre revendications : celle d’une Pac qui promeuve « une agriculture d’avenir », dont les aides cibleraient le maintien et la création d’emplois ainsi que les installations de jeunes, mais aussi une « agriculture plus écologique », soutenant non seulement le bio, mais plus généralement l’agroécologie. Ils demandent aussi une Pac plus « juste et équitable » dans la répartition des aides, entre filières et entre États membres et d’une agriculture plus « solidaire » vis-à-vis des pays du Sud, pointant par là les subventions à l’exportation.

Plus que quatre mois

Les quatre prochains mois « seront décisifs pour peser », a expliqué Samuel Féret, coordinateur du groupe Pac 2013, c’est-à-dire pour proposer des modifications auprès du conseil des ministres de l’Agriculture européens, ou du Parlement européen, avec le relai des parlementaires nationaux, espère-t-il. Du 11 au 13 mars, le Parlement européen doit voter en plénière un texte de réforme avant l’ouverture d’une négociation entre les parlementaires européens et les ministres de l’Agriculture, entre mars et juin. Les dernières modifications à la réforme ont été apportées par la commission agriculture du Parlement européen. Leur position, estime Samuel Féret, est « davantage le reflet des intérêts nationaux que celui des Européens ».
La campagne sera relayée par des conférences au Salon de l’agriculture qui ouvre le 23 février, mais aussi auprès des écoles d’agronomie et dans les réseaux agricoles. Un site internet est dédié à la campagne « I field good », qui met l’accent sur des exemples destinés à montrer « qu’une autre agriculture est possible ».

(1) Les partenaires de la campagne « I field good » sont : la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme, Arc 2020, la fédération nationale des Civam, la Confédération paysanne, l’European forum on nature conservation and pastoralism, le Fadear (réseau agriculture paysanne), la Fnab, fédération nationale d’agriculture biologique, les MRJ, le groupe Pac 2013, le Réseau action climat France,Terre de liens, l’ACDIC (association citoyenne de défense des intérêts citoyens) et le CFSI (Comité Français pour la Solidarité Internationale).

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