Le groupe à haut niveau sur la compétitivité de l’industrie agroalimentaire a rendu ses recommandations qui vont d’un appel à de nouveaux ajustements de la Pac à une volonté de rééquilibrer les rapports de force au sein de la chaine alimentaire . Ces conclusions sont accueillies de façon mitigée par les organisations professionnelles agricoles.
Les conclusions du groupe à haut niveau sur la compétitivité de l’industrie agroalimentaire auraient pu accorder une « plus grande attention » à la question de la volatilité des marchés, a mis en garde, le 17 mars, le secrétaire général des organisations professionnelles agricoles de l’UE, Pekka Pesonen. Ce dernier, qui participait aux travaux de ce groupe aux côtés d’industriels, de plusieurs commissaires européens et de ministres à l’instar du Français Michel Barnier, s’est toutefois montré « satisfait de constater que la question du pouvoir de marché dans la chaîne alimentaire est prise au sérieux », se réjouissant du projet de code de conduite qui régirait les relations au sein de celle-ci. Parmi les recommandations du groupe figure la volonté de poursuivre les réformes de la Pac pour qu’elle soit « plus orientée vers le marché ». Il est suggéré à la Commission d’élaborer de nouveaux instruments pour faire face à une volatilité accrue des prix dans le futur. En cas de risque de rupture dans les approvisionnements de l’industrie agroalimentaire en produits agricoles de base de qualité appropriée, la Commission devrait avoir le pouvoir de suspendre temporairement les droits de douane pour faciliter l’adoption de réponses rapides en cas de crise, défend aussi en substance le groupe.
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Dans le même ordre d’idées, il est rappelé que le cadre politique européen devrait faciliter un approvisionnement suffisant en matières premières à des prix compétitifs afin d’assurer une croissance durable au secteur agroalimentaire. La question des OGM est soulevée, un débat sur la politique européenne à long terme sur ce sujet étant préconisé ainsi que la mise en place à court terme d’une solution technique en cas de présence peu importante d’OGM non encore autorisés dans la Communauté.