Le fabricant de boissons-repas vient d’obtenir la confiance de plusieurs investisseurs qui apportent 3 millions d’euros au capital de la société. Le fondateur Anthony Bourbon veut internationaliser sa marque et viser les Etats-Unis l’année prochaine.
Feed, le fabricant de boissons-repas, a désormais les moyens d’assurer son décollage. Le 4 septembre, la société a dévoilé la liste de ses nouveaux investisseurs qui apportent ensemble 3 millions d’euros au capital. « Otium est le leader de cette levée de fonds dont il apporte plus de la moitié, mais nous avons aussi Kima Ventures, la holding d’investissement de Xavier Niel, et Senseii Ventures, qui était déjà au capital », détaille Anthony Bourbon, fondateur et p.-d.g. de Feed. Plusieurs business angels participent aussi à cette levée de fonds : Hubert Patricot, ex-p.-d.g. de Coca Cola Europe, Antoine Martin et Alexis Bonilo, fondateurs de Zenly et Guillaume Gibault, fondateur du Slip français.
Cette levée de fonds, qui permet à Anthony Bourbon de conserver la majorité du capital de l’entreprise, est la deuxième réalisée par le fabricant de poudres à réhydrater et de barres énergétiques. En février, Feed avait déjà obtenu 500 000 euros auprès de Senseii Ventures (Agra Alimentation du 8 février 2017). Elle va permettre à la start-up d’embaucher : « Notre équipe d’une quinzaine de collaborateurs va s’enrichir à court terme d’une vingtaine de recrutements, notamment avec des commerciaux, afin d’accélérer notre développement dans toute l’Europe », explique Anthony Bourbon. Le p.-d.g., qui estime que Feed est leader de son segment en France, va s’attaquer à l’Europe dans les prochains mois, et aux États-Unis en 2018, un marché où le concept des repas express est né, notamment sous l’impulsion de Solyent.
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Stratégie agressive
Pour réussir son plan de conquête, Anthony Bourbon compte s’appuyer sur une « stratégie agressive » en matière de tarif et de produits. Plusieurs nouveautés sont prévues, telle une gamme bio dans les prochaines semaines, ainsi qu’un enrichissement de gamme pour les boissons à réhydrater (deux saveurs salées) et les barres énergétiques. Des boissons prêtes à boire seront lancées d’ici la fin 2017 avec une date limite de consommation d’un an grâce à un procédé de fabrication sur une ligne aseptique, permettant d’éviter le recours aux conservateurs. La R&D est assurée en interne, avec l’appui de partenaires extérieurs comme LRBéva Nutrition. Quant à la production, elle est externalisée depuis le lancement de l’entreprise, son p.-d.g. estimant que la question d’investir dans un site se posera avec l’augmentation des volumes à produire. Pour 2017, Feed prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de plus d’un million d’euros et de « plusieurs dizaines de millions d’euros » dès 2018.