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Trois pistes sur la table pour apaiser les négociations commerciales

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Face à des négociations commerciales annuelles entre la grande distribution et ses fournisseurs qui, malgré la loi Egalim, ne semblent pas s’apaiser, de nouvelles pistes de travail apparaissent.

Tout d’abord, le recours à la médiation, qui fait consensus tant du côté des industriels que des distributeurs, est un outil que le gouvernement compte bien promouvoir. Aussi, la ministre déléguée chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, et Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, annoncent, dans un communiqué du 29 janvier, « renforcer la médiation en mutualisant un certain nombre de moyens entre le médiateur des relations commerciales agricoles et le médiateur des entreprises s’agissant des relations avec la distribution alimentaire ».

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Seconde piste, la contractualisation pluriannuelle ; elle fait partie des possibilités évoquées en décembre dernier par Serge Papin, ancien patron de système U à qui le ministre de l’Agriculture a confié une mission sur la répartition de la valeur dans les filières agroalimentaires. La commission d’examen des pratiques commerciales (CEPEC) travaillera d’ailleurs, dès mars prochain, sur les voies et moyens du passage de négociations annuelles à des discussions pluriannuelles.

Troisième piste, également soumise par Serge Papin : la mise en œuvre d’« un nouvel outil de transparence qui permettrait de connaître le prix réellement payé pour la matière première agricole à tous les étages » de la filière alimentaire et ainsi objectiver l’impact des tarifs pratiqués sur la « cour de ferme ». Des travaux sont en cours sur les produits laitiers dont la filière servira de pilote avant une possible mise en place généralisée. Les avis concernant cet outil de transparence sont plus partagés. Les professionnels se disent favorables « sur le principe » ou « sur le fond », mais ne s’accordent pas sur les modalités de mise en oeuvre.

La médiation est un outil que le gouvernement compte bien promouvoir