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OMC Trois semaines pour débloquer les négociations, selon le Brésil

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Le ministre brésilien des affaires étrangères, Celso Amorim, a estimé le 2 septembre à Rio de Janeiro qu'il ne restait que deux à trois semaines pour tenter de débloquer les négociations du cycle de Doha, un exercice qu'il a comparé à un « effort de respiration artificielle ». Selon lui, il est « encore possible d'arriver à un accord » même si « l'élan a faibli » depuis l'échec de la réunion de Genève, en juillet dernier.

«Je dirais que les contacts que le président Luiz Inacio Lula da Silva a eus depuis, avec plusieurs présidents, dont George W. Bush, (...) nous permettent de penser qu’il y a un fort désir de conclure un accord mais que cela ne sera pas facile », a affirmé le ministre brésilien des affaires étrangères lors d’un entretien avec la presse étrangère. « J’arrive d’Australie et de Nouvelle-Zélande et j’ai senti le souhait de trouver une solution au principal problème qui a empêché l’accord : les sauvegardes entre l’Inde et les États-Unis », a-t-il ajouté.

M. Amorim a estimé que l’on saurait « d’ici deux à trois semaines s’il existe encore une possibilité d’accord » et qu’il « faudrait ensuite de deux à trois semaines supplémentaires pour définir les modalités d’un accord ».

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Selon lui, à partir de la mi-octobre, en raison de l’élection présidentielle américaine du 4 novembre, « il sera impossible d’arriver à un accord et on entrera dans une période d’hibernation où les priorités changeront ». Il faudra alors « plus de deux ans » pour relancer les négociations.

M. Amorim a joué un rôle clé à Genève et, depuis, le Brésil s’est fortement impliqué pour relancer le cycle de Doha, le président Luiz Inacio Lula da Silva multipliant les contacts avec les Etats-Unis, l’Inde et la Chine.