Un premier cas de grippe aviaire étant détecté en France, et quelques autres en Europe, le principe de précaution –qui ne date plus d’hie –- va-t-il être un bon guide de conduite? Il ne doit pas en tout cas nous dispenser de distinguer entre ces découvertes sur des animaux sauvages et une épizootie dans les élevages. La frontière n’est pas infranchissable mais les mesures de confinement qui ont été prises ont toutes chances d’être efficaces. En cas contraire, le risque sanitaire serait pour les éleveurs et l’on voit mal qu’il aille au-delà. L’impact économique en revanche est bel et bien là et s’aggraverait en cas de vaccination ou d’abattages. La situation ne peut en aucun cas menacer le consommateur et c’est pourtant à ce stade que tout se dégrade comme si une découpe de poulet malade pouvait aller dans son assiette. La mobilisation des autorités est telle, forcément médiatisée à due proportion, que l’acheteur en grande surface ou celui qui passe ses commandes à Rungis ou auprès des industriels perd tout appétit. Le désastre économique pour toute la filière pointe à l’horizon. On comprend l’utilité de vraies compensations, nationales ou non, que d’ailleurs Bruxelles a bien du mal à consentir. On craint que la facture s’allonge si nos gouvernants continuent de «sur-réagir» autant.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.